Philippines : un policier dénonce les escadrons de la mort

Aux Philippines, il faut du courage pour témoigner contre le président Duterte. Ce policier à la retraite fait des révélations devant des sénateurs qui vont d’ailleurs ensuite discréditer ses propos sur les escadrons de la mort.

Arturo Lascanas admet avoir tué 200 personnes, lorsqu’il était policier à Davao, sous les ordres du maire, pas encore président, Rodrigo Duterte : “Je ne peux pas emporter dans ma tombe ces secrets sombres de ma vie, issus de mon obéissance aux ordres du maire Rodrigo Duterte et à sa campagne sincère contre la criminalité et les drogues illégales. J’avais une telle obéissance aveugle et une telle loyauté que j’ai été indirectement impliqué dans le meurtre de mes deux frères.”

Philippines: Existence des escadrons de la mort et retour de la peine capitale https://t.co/lNN2aSTSnE pic.twitter.com/YRjHbSVXIL— 20 Minutes (@20Minutes) 6 mars 2017

En décembre dernier, Rodrigo Duterte se vantait d’avoir lui-même participé à ces escadrons de la mort, quand il était maire de la grande ville.

Eradiquer le trafic de drogue par n’importe quel moyen, appeler la population à faire justice elle-même en tuant les dealers présumés, les méthodes du président sont assimilées à un crime contre l’humanité par Amnesty international.

Depuis l’arrivée au pouvoir de Rodrigo Duterte fin juin, la police aurait tué entre 6500 et 8000 trafiquants ou toxicomanes, la moitié dans des circonstances non élucidées. Des meurtres extrajudiciaires condamnés par une partie de la population, l’autre soutenant la guerre contre la drogue.

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