Philippines: une scène politique qui reste dominée par de puissantes familles

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Les élections générales aux Philippines se tiennent lundi 9 mai. Plus de 18 000 mandats sont remis en jeu. Les électeurs doivent choisir le prochain président, le prochain vice-président, les sénateurs et députés, les gouverneurs de province, et enfin les maires et conseillers municipaux. Une affaire de familles.

Parmi les candidats les plus populaires aux postes de vice-président et de président, on retrouve cette année des noms bien connus des Philippins. À savoir Sara, la fille de l'actuel président Rodrigo Duterte, et Ferdinand « Bongbong » Marcos Jr, le fils de l'ancien dictateur Ferdinand Marcos.

S'il est élu à la fonction suprême, comme le prédisent les sondages, Marcos Junior réinstallera au sommet de la pyramide son puissant clan familial, 36 ans après le soulèvement populaire qui avait renversé son père.

La scène politique philippine est depuis longtemps dominée par de puissantes familles. Mais ce système clanique a énormément prospéré ces vingt dernières années, surtout au niveau local. Dans les provinces, le nombre de gouverneurs appartenant à des grandes familles est passé de 54 à 80%.

Un phénomène qui n'a fait qu'aggraver les inégalités et limiter le développement économique. Ce système perdure notamment grâce au pouvoir en place, explique sur RFI François-Xavier Bonnet, chercheur associé à l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine (IRASEC).

Le président Duterte a toujours dit qu'il était contre les dynasties politiques. Mais on voit très bien que sa propre famille a débuté son pouvoir politique à Davao City. Et après cela, à partir du moment où il est devenu président des Philippines, ses enfants ont commencé à prendre des positions au niveau national. La famille Marcos, elle, prend des positions au niveau local et national. Officiellement, il y a une loi anti-dynasties politiques, qui doit bloquer l'entrée des familles au niveau national et au niveau local. Mais dans la réalité, cette loi n'a pas été votée. Le Congrès est dominé par les familles politiques. Evidemment, elles n'ont pas envie de scier la branche sur laquelle elles sont assises.

Dans ce tissage de réseaux d'influence, de corruption et de clientélisme, Leni Robredo, farouche opposante du président Duterte et principale adversaire de Marcos Jr, fait figure d'exception. En dehors de son défunt mari, un ancien ministre de l'Intérieur, aucun autre membre de sa famille n'est engagé en politique.

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