Aux Philippines, pas de pitié pour les réfractaires au confinement

Dans une cage pour chien, cinq personnes, dont deux mineurs, ont été arrêtées aux Philippines pour ne pas avoir respecté le confinement instauré en raison de la pandémie de coronavirus qui a fait 800 morts. Les réfractaires sont obligés de déambuler dans les rues d’une ville non loin de la capitale, avec un cercueil sur le dos. Une méthode volontairement dégradante et humiliante. 38 000 arrestations Les Philippines sont le pays d’Asie du Sud-Est le plus violemment touché par le coronavirus et les autorités disent vouloir marquer les esprits. La police a procédé à 38 000 arrestations en quelques jours. Ce sont des personnes accusées de ne pas respecter le confinement ou la distanciation sociale. Ces méthodes ont été directement inspirées par le président Rodrigo Duterte : "Je n’hésiterai pas à demander aux soldats de tirer, à la police de vous arrêter et de vous emprisonner." Les organisations de protection des droits de l’homme demandent une approche plus humaine et surtout moins violente. Dans la capitale Manille, 40% de la population vit dans des bidonvilles.