Aux Philippines, le fils de l’ancien dictateur Ferdinand Marcos remporte la présidentielle

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MIKHAEL FLORES / AFP
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“C’est un incroyable revirement de situation” pour les Philippines, note Nikkei Asia. Ferdinand Marcos Junior, fils du défunt dictateur du même nom, a remporté lundi 9 mai une victoire écrasante à la présidentielle dans l’archipel, réinstallant son clan familial au sommet du pouvoir, “trente-six ans après que cette dynastie politique a été évincée par une révolution [populaire]”. Un retour qui aurait autrefois semblé “impensable” pour cette famille “contrainte à un humiliant exil [aux États-Unis] en 1986”, note le Japan Times.

Selon des résultats portant sur plus de 90 % des circonscriptions, Marcos Junior, surnommé “Bongbong”, a obtenu près de 30 millions de voix, soit environ deux fois plus que sa principale rivale, la vice-présidente sortante Leni Robredo. “Les foules gigantesques qui se sont déplacées lors des rassemblements en faveur [de cette dernière] ont finalement été éclipsées par une part plus importante de la société qui aspirait au retour d’un Marcos au palais présidentiel”, note The Philippine Star.

“Une vaste campagne de désinformation sur les réseaux sociaux”

Depuis des années, Marcos Junior tente de réhabiliter l’héritage de son père, en niant les accusations de corruption à son encontre et la brutalité de son régime. Certains observateurs ont dénoncé “une vaste campagne de désinformation sur les réseaux sociaux, visant à effacer sa mauvaise réputation”, souligne le South China Morning Post. De nombreux comptes pro-Marcos Junior font passer auprès des jeunes Philippins les vingt ans de régime de Marcos comme une ère dorée de paix et de prospérité pour les Philippines, passant sous silence les dizaines de milliers d’opposants arrêtés, torturés ou tués, et les milliards de dollars volés dans les caisses du pays.

La victoire du fils, Marcos Junior, “soulève de lourdes questions sur l’avenir de la plus ancienne démocratie d’Asie du Sud-Est”, estime le New York Times. “Beaucoup redoutent une aggravation de l’impunité à l’égard des puissants”, note le quotidien américain. Marcos Junior a notamment promis de protéger l’un de ses plus importants soutiens, le président autoritaire sortant Rodrigo Duterte, visé par une enquête de la Cour pénale internationale pour sa guerre antridrogue marquée par des milliers de meurtres commis par les forces de l’ordre.

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