Philippines : Ferdinand Marcos Jr s’inscrira-t-il dans les pas de son père ?

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Photo Willy Kurniawan/Reuters
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“Trente-six ans après la révolution historique qui a vu l’éviction de l’homme fort Ferdinand Marcos, son fils et homonyme, Ferdinand ‘Bongbong’ Marcos Junior, s’apprête à devenir le 17e président d’un pays où le slogan ‘plus jamais ça’ subsiste, certes, mais a été étouffé par une nébuleuse promesse d’unité”, constate le Philippine Star, un des quotidiens philippins créés au lendemain de la chute de la dictature.

Si l’ensemble des résultats n’avait pas encore été comptabilisé dans la matinée du mardi 10 mai, la Commission électorale donnait au candidat Marcos plus de 16 millions de voix d’avance sur sa concurrente, la vice-présidente sortante Leni Robredo.

Bongbong Marcos, 64 ans, n’a d’ailleurs pas perdu de temps, constate le Philippine Daily Inquirer. Dès lundi soir, moins de trois heures après la diffusion des résultats provisoires qui le plaçaient en tête, il s’est adressé à ses partisans, soulignant que l’expression de “[sa] gratitude ne pouvait pas attendre”.

De son côté, Rappler évoque une “victoire historique” obtenue au terme d’“une campagne bien huilée”, qui a vu le candidat chercher “à enterrer le passé, à appeler à l’unité et à échapper à tout examen approfondi”.

Refus de parler aux journalistes

Comme le souligne le Philippine Star, le candidat Marcos a refusé de participer aux débats électoraux sur les chaînes de télévision et “a rarement fait face aux médias”. “À la place, il a diffusé un flot de communiqués de presse”, et laissé la charge de la communication à son porte-parole Vic Rodriguez qui “a répondu à peu de questions”, insiste le quotidien.

Connu pour ses enquêtes sur le rôle des réseaux sociaux, Rappler, le site créé par Maria Ressa, la journaliste récipiendaire du prix Nobel de la paix, pointe du doigt l’existence d’“un maillage de comptes sur les réseaux sociaux qui s’emploient à soutenir Marcos et à dénigrer tous ses opposants”.

“Dans certains cas, il s’agit de véritables réseaux de propagation de désinformation, dans d’autres, de comptes qui mettent en valeur l’image de Marcos, par exemple en faisant l’éloge de son fils aîné.”

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