Philippe Verdier, le pestiféré de la météo

·1 min de lecture
Philippe Verdier en 2015.
Philippe Verdier en 2015.

Qui l?eût cru ? Dans le monde aseptisé de la météo où chaque présentateur est bienveillant envers son confrère de l?autre chaîne et où les seules perturbations se situent sur le radar satellite, une tempête médiatique va secouer le Landerneau. Et coûter la place à l?un de ses plus brillants représentants sur fonds de complot, provocations, climat politique agité et débat hystérisé. En octobre 2015, Philippe Verdier publie un livre, Climat investigation (éd. Ring), qui se veut une « enquête » sur « un scandale planétaire ». Alors chef du service météo de France 2, Verdier fait une promotion classique et multiplie les interventions médiatiques. Un mois qui lui sera fatal.

Pourtant, tout avait si bien commencé. Verdier gravit les échelons un par un : premiers bulletins sur RFI, présence sur la Chaîne Météo, arrivée sur RMC, éclosion sur BFMTV et consécration sur France 2. En 2012, le journaliste prend la tête du service météo de la deuxième chaîne et s?emploie, avec Florence Klein, à révolutionner le service public ? rien que ça ? en faisant ce qu?aucun patron n?a réussi à faire à grandes échelles : fusionner les services (météo) de France 2 et France 3. « Il y avait une vraie logique économique à ne plus travailler chacun dans notre coin. Se regrouper, c?était aussi savoir mieux répondre à la demande croissante des éditions d?informations et permettre à l?offre météo de France Télévisions d?être plus harmonieuse et mieux identifiée », explique-t-il alors au F [...] Lire la suite

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles