Philippe Val : "Le séparatisme, un problème des démocraties modernes"

"Bien avant la publication des caricatures de Mahomet dans Charlie Hebdo en 2006, moi et d'autres dénoncions un séparatisme dangereux. On n’a pas été entendu, on s’est même fait traîner dans la boue, traiter de raciste", rappelle Philippe Val sur franceinfo mercredi 16 décembre. Le procès des attentats de janvier 2015 s’est achevé dans la journée avec des peines allant de 4 à 30 ans de prison pour les 14 accusés. "Ce ne sont pas des déséquilibrés" "Pour ceux qui ont eu les peines les moins lourdes, le tribunal n’a pas réussi à prouver qu’ils étaient au courant de ce qui allait se passer. C’est une complicité matérielle, mais pas une complicité idéologique. En revanche, le loup solitaire n’existe pas. Ce sont des nébuleuses extrêmement coupables. Ce ne sont pas des déséquilibrés. C’est un phénomène très répandu en France. Ce séparatisme est un problème des démocraties modernes, il a bénéficié d’une complicité médiatique et politique, tous ceux qui ont nié. La défense des minorités et des communautés a fait Trump, ça fait le lit de ce qui détruit la démocratie", explique l’ancien directeur de publication de Charlie Hebdo. "Être Charlie, ce n’est pas adhérer à la ligne éditoriale de Charlie Hebdo, mais c’est adhérer intensément à l’idée qu’on a le droit à la moquerie, à la caricature, à l’athéisme, à la liberté de conscience, à la critique des religions. Sans ces droits, nous ne vivrions pas en démocratie", conclut Philippe Val.