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Philippe de Saint Robert : hommage à Philippe de Gaulle

La mort de l’amiral Philippe de Gaulle m’atteint à l’étranger, me privant de me joindre au dernier hommage qu’on lui rend. Cet hommage fait figure de révélation tant l’homme auquel il s’adresse fut modeste et réservé. Je ne suis pas sûr qu’il ait aimé l’ombre dans laquelle il dut vivre, mais il l’accepta avec le sens du devoir qui était le sien.

J’ai souvent rencontré Philippe de Gaulle et j’ai correspondu avec lui. Il eut la bonté de m’écrire que j’étais de ceux qui avaient le mieux compris son père. C’était moins un compliment qu’il voulait me faire qu’une distance qu’il voulait marquer avec des héritiers politiques qui ne se cachaient pas d’organiser des aggiornamentos avec l’essentiel de son grand dessein. La première fois que je le rencontrai, c’était à son bureau de l’avenue de Suffren. Il était encore sous l’uniforme après la mort du Général. Il me désigna un tiroir de son bureau pour me signifier que les héritiers de l’époque ne cessaient de le rappeler à son devoir de réserve. C’est pourquoi ce n’est que dans la dernière partie de sa vie qu’il se consacra à dire ce qu’il savait et ce qu’il avait vécu. Ces contributions demeurent essentielles au récit de l’histoire incarnée par le Général.

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Ce sont deux grands témoignages qu’il nous laisse : ses Mémoires accessoires dont le titre est révélateur de l’humble rôle qu’il s’attribue, et deux volumes d’entretiens avec Michel Tauriac sous le titre De...


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