Philippe Germanos, l’irrésistible appel de la terre

À trente ans, Philippe Germanos a abandonné une carrière prometteuse dans le monde de la programmation informatique et choisi le retour vers sa terre natale, au Liban.

De notre correspondant à Beyrouth,

« Au départ, ce sont des considérations familiales qui ont dicté mon choix de prendre en charge l’exploitation agricole vieille de quatre générations. Ensuite, il y a eu cet appel de la terre, qui m’a irrésistiblement attiré. » Dans son verger plantureux bordant une rivière généreuse au creux d’une vallée entourée de pics rocheux, Philippe Germanos dégage un sentiment d’apaisement, d’harmonie et de quiétude.

Il y a une dizaine d’années, il a choisi de quitter la ville pour la campagne. Ce célibataire disposait pourtant de tous les atouts pour prétendre à une belle carrière dans les grandes capitales de ce monde, à l’instar de milliers d’autres Libanais. Avec un diplôme en Sciences informatiques de l’Université libano-américaine au Liban et un autre de l’Insead à Paris, le marché de l’emploi lui était grand ouvert avec d’intéressantes opportunités en perspective. Il a d’ailleurs travaillé pendant cinq ans dans la branche libanaise de Murex, l’une des trois plus grandes compagnies françaises de logiciels.

« Paysan » et fier de l’être

À la mort de son père, en 2007, il se sent obligé de s’intéresser de plus près à l’exploitation familiale de pommes, de cerises et de prunes, confiée en gérance à un homme de la région. « La terre me paraissait délaissée et le rendement était assez médiocre, explique-t-il. Mais comme quelqu’un s’en occupait, cela n’était pas une urgence. »


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