Philippe Duperron sur Salah Abdeslam : « On a eu un moment de vérité sur le personnage »

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© AFP

Le procès du 13-Novembre observe une pause cette semaine, avant la reprise lundi prochain avec de nouveaux témoins – l’ancien juge antiterroriste Marc Trévidic, le journaliste Nicolas Hénin – et les parties civiles qui n’ont pas encore été entendues. La semaine dernière a été marquée par des débats sur les rapports d’experts qui ont entendu certain des accusés. Parmi ceux-ci, les experts psychiatres Daniel Zagury et Bernard Bollivet qui ont auditionné Salah Abdeslam à l’automne dernier. Les deux spécialistes évoquent notamment l’oscillation du seul survivant des attaques « entre la protestation d’humanité et le maintien affiché d’un engagement déterminé ».

« Cela correspond à l’impression que l'on a eue depuis le début du procès, commente Philippe Duperron, le président de l’association 13Onze15 Fraternité-Vérité. Si on n’a pas eu un moment de vérité sur les faits, on a eu un moment de vérité sur le personnage. Il y a chez lui une volonté de rester rigide, mais à un moment, l’humain reprend le dessus et la carapace se brise. Les psychiatres l’ont dit : il ne peut pas aller plus loin, renier son engagement idéologique, au risque de vivre un effondrement psychique. »

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La question de la ré-humanisation d’Abdeslam se pose

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« On voit, grâce à ce rapport, le refus permanent de Salah Abdeslam de dévoiler son intimité, de parler de sa famille, poursuit le père de Thomas, mortellement blessé au Bataclan. Il veut garder sa famille en dehors des actes qu’il a commis. Il est attentif ...


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