Philippe Douste-Blazy : "On va finir par être le dernier pays où on ne prescrit pas de chloroquine"

Philippe Douste-Blazy estime que la France est en

Ce lundi 30 mars, Philippe Douste-Blazy était à l'hôpital de Garches, dans les Hauts-de-Seine, pour aider le Samu. Voilà trois semaines que l'ancien ministre de la Santé s'est engagé dans la réserve sanitaire. En parallèle, le cardiologue âgé de 67 ans, par ailleurs membre du conseil d'administration de l'IHU de Marseille à titre bénévole, s'engage dans le débat public au sujet du traitement du coronavirus. Il appelle les pouvoirs publics, qu'il affirme soutenir par ailleurs, à autoriser la prescription de l'hydroxychloroquine par les médecins généralistes. Tout en appelant à une certaine prudence. Interview.

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Marianne : Ce lundi, l'Agence régionale de Santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine a fait état de malaises cardiaques de patients positifs au coronavirus, en lien avec une prise de chloroquine. Ne faut-il pas rester très prudent sur l'utilisation de ce médicament ?

Philippe Douste-Blazy : Il ne faut pas pratiquer l'auto-médication. Je l'ai toujours dit, je le répète. L'hydroxyochloroquine peut provoquer des effets secondaires, on le sait. C'est pourquoi il faut réaliser un électro-cardiogramme des patients avant toute prescription. Ces réserves faites, les médecins doivent être en mesure de prescrire ce traitement.

Vous remettez en cause la pertinence du décret du 26 mars, qui autorise la prescription de l'hydroxychloroquine seulement pour les cas graves à l'hôpital, et interdit sa prescription par des médecins généralistes.

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