Une pharmacienne soupçonnée d’avoir détourné 467 000 euros à la Sécu

Les faits se sont déroulés entre 2011 et 2018 sur la commune de Cersay (Val-en-Vignes) dans les Deux-Sèvres. Jugée le 16 janvier, la professionnelle a reconnu avoir basculé dans l’escroquerie.

Elle a réussi à escroquer la CPAM durant des années. Elisabeth Delage, 60 ans, était jugée le 16 janvier pour avoir détourné 467 000 euros entre 2011 et 2018. Les faits se sont déroulés sur la commune de Cersay (Val-en-Vignes) dans les Deux-Sèvres, détaille Ouest-France. Au fil des années, cette professionnelle de la santé a mis en place un système très organisé. Chaque mois, durant sept ans, elle a détourné l’argent de la collectivité pour se faire rembourser des médicaments très coûteux, dont certains pouvaient atteindre 5 000 euros la boîte.

Pour cela, Elisabeth Delage a détourné 41 ordonnances délivrées pour trois patients. Elle a méticuleusement falsifié les documents pour y faire apparaître des produits qu’elle n’avait jamais fournis ni commandés avant de les communiquer à la CPAM des Deux-Sèvres. Le montant global du préjudice est estimé à un peu plus de 467 000 euros. À la barre du tribunal correctionnel de Niort, où elle était jugée, la pharmacienne a expliqué avoir été prise dans une spirale financière. "La pharmacie ce n’est plus ce que c’était", a-t-elle regretté.

Coupée de la réalité

C’est un contrôle des procédures d’hospitalisation à domicile (HAD), diligenté par la Caisse primaire d’assurance maladie fin 2015, début 2016 qui a permis de découvrir l’ampleur de la fraude mise en place par la pharmacienne. Un comportement que les autorités ont cherché à comprendre lors du procès. Le parquet a ainsi souligné que la professionnelle n’a jamais agi par nécessité, pour éponger des dettes familiales. Elle a même fait l’acquisition d’un bien immobilier en Martinique. Une façon de payer moins d’impôt, explique en retour la prévenue.

De son côté, l’avocate d’Elisabeth Delage a affirmé que sa cliente n’était pas une femme motivée par l’argent. Si elle a reconnu que sa cliente s’était "coupée de la réalité", elle a pointé les difficultés de la prévenue qui a acheté (...)

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