"On peut très vite se retrouver en hypothermie" : en Haute-Savoie, 130 participants en lice aux championnats de France de nage en eau glacée

Jérôme Val

"Au début il me fallait trois minutes pour être bien, maintenant j'y arrive en une minute trente, c'est l'entraînement ! Il y en a qui vont découvrir la compétition, ça va leur faire drôle !" Sans combinaison et vêtu seulement d'un maillot de bain, Denis Colombe nage dans une eau à 4,6°C.



L'homme originaire d'Avignon participe aux championnats de France de nage en eau glacée, qui se tiennent du 28 février au 1er mars à Samoëns, en Haute-Savoie. Une discipline récente mais qui séduit de plus en plus d'adeptes. Pour la première fois, l'épreuve est organisée dans un lac de montagne.

Le vrai danger pour pratiquement tout le monde, c'est au-delà de 15 minutes.

Alexandre Fuzeau, médecin

à franceinfo

Les risques de cette discipline sont connus. L'hypothermie est le plus grand danger. "Les nageurs rapides qui font moins de 15 minutes sont relativement sûrs de finir dans de bonnes conditions. La température du corps refroidit plus vite à partir de 20 minutes. L'eau capte la chaleur 25 fois plus vite que l'air, donc on peut très vite se retrouver en hypothermie, il faut faire très attention", explique le docteur Alexandre Fuzeau, médecin de ces championnats de France.

Une discipline en forte progression

Cette discipline importée des pays du Nord a le vent en poupe. Des clubs ou des associations se créent partout en France. C'est le cas par exemple en Bretagne. "L'intérêt c'est les (...)

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