Qui peut encore convaincre Mario Draghi de rester ?

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PHOTO LUKAS BARTH/REUTERS
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Pendant que les eaux s’agitent autour de lui, l’homme s’est envolé vers l’autre rive de la Méditerranée.

Ce lundi 18 juillet, Mario Draghi est en Algérie, dans le cadre d’une importante mission diplomatique visant à assurer à l’Italie un approvisionnement en gaz suffisant. Selon toute vraisemblance, il devrait s’agir du dernier déplacement officiel de l’ancien chef de la BCE en tant que Président du conseil. Draghi est démissionnaire depuis que le Mouvement 5 étoiles (M5S) a décidé de boycotter un vote de confiance sur un texte de l’exécutif discuté au Sénat.

Mais puisque le président de la République, Sergio Mattarella, a refusé sa démission, Draghi est à ce jour encore en selle, du moins jusqu’au mercredi 20 juillet, date à laquelle il se présentera devant le Parlement pour confirmer sa volonté de quitter le navire. À moins que les pressions de la classe politique ne finissent par avoir un effet.

Une scission du M5S ?

Car depuis que “Supermario” a annoncé son pas de côté, les appels se multiplient pour qu’il revienne sur sa décision, notamment de la part des leaders des partis, qui se disent prêts à poursuivre l’expérience de l’exécutif d’union nationale.

Mais la droite exige désormais que le gouvernement prenne ses distances vis-à-vis du M5S, “à qui on ne peut pas faire confiance”, alors même que le président du Conseil avait déjà dit clairement qu’il n’envisageait pas un gouvernement sans le 5 Étoiles. Voilà pourquoi, d’un point de vue strictement politique, seule une scission interne au Mouvement, avec la création d’une aile soutenant ouvertement Draghi, pourrait éventuellement changer la donne.

La lettre des mille maires

Toutefois, les partis – qui sont à l’origine de la crise – ne sont pas les seuls à s’activer. “Samedi, à l’initiative du maire de Florence, Dario Nardella [centre gauche], une lettre ouverte pour demander à Draghi de rester a été publiée”, signale le quotidien romain Il Messaggero. Celle-ci a été signée par plus de 1 000 édiles, parmi lesquels les administrateurs de grandes métropoles, comme Milan, Rome, Turin, Palerme ou Bari.

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