Peut-on être écologiste et défendre le nucléaire ? On a tenté de trancher le débat en répondant à cinq questions

Robin Prudent, Clément Parrot
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Trois ours blancs gonflables manifestent devant le siège français de l'ONG Greenpeace. La scène a de quoi étonner, ce lundi 29 juin, dans le centre de Paris, d'autant que l'un de ces gros mammifères tient dans ses mains une pancarte avec un atome (nucléaire) "enlaçant"... un cœur. Derrière cette action se cachent en réalité des militants pro-nucléaire venus dénoncer la fermeture de la centrale de Fessenheim, prévue quelques heures plus tard. Ce modeste rassemblement reflète surtout la résurgence d'un débat, pas si neuf, qui agite les mondes politique, associatif et scientifique : l'énergie nucléaire peut-elle être une alliée dans la lutte contre le réchauffement climatique ?

Le mouvement écologiste, qui s'est construit dans les années 1960 autour de l'anti-nucléarisme, voit aujourd'hui émerger des voix dissonantes, et ce, pour deux raisons. "Le climat a pris le pas sur à peu près tous les autres sujets depuis une vingtaine d’années, explique le sociologue Erwann Lecoeur. Il y a aussi une remontée du lobby nucléaire pour ne pas perdre cette filière." De quoi faire changer d'avis l'une des figures les plus connues des défenseurs de l'environnement : "Je me dis que le nucléaire peut être l'une des solutions face au réchauffement climatique, indique le photographe Yann Arthus-Bertrand, tout en reconnaissant son danger. Cela mériterait un grand débat national." Pour y voir plus (...)

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