Peur des sanctions et manque de soutien : l'ouverture illégale des restaurants le 1er février questionnée

·1 min de lecture

Pour protester contre la fermeture des restaurants, ils comptaient ouvrir clandestinement le 1er février. Mais depuis l'initiative contestée, le 27 janvier, d'un restaurateur niçois ayant accueilli du public et l'annonce par le Premier ministre deux jours plus tard de nouvelles mesures restrictives, des patrons d'établissements se ravisent.

"Liberté ! Liberté !" scande la petite centaine de clients présents au Poppies, restaurant du centre-ville niçois. Nous sommes le mercredi 27 janvier, et le gérant, Christophe Wilson, a décidé d’outrepasser l’interdiction d’ouverture dans le cadre des restrictions sanitaires visant à freiner la pandémie de Covid-19. Avec cette initiative, il devance celle, prévue depuis plusieurs semaines, de restaurateurs ayant décidé d'ouvrir leurs établissements le 1er février malgré l'interdiction. Et jette un coup de froid sur cette action de "désobéissance civile" organisée sur les réseaux sociaux.Déjà, parce que l'initiative illégale de Christophe Wilson s'est mal terminée. Quelques heures après ses deux services, l'homme a été placé en garde à vue. Pas pour non-respect des consignes sanitaires, mais "dans le cadre d’une procédure pour emploi d’un étranger en situation irrégulière" après un contrôle de son cuisinier. Le restaurateur ressort le lendemain. Aucune charge ne devait être retenue contre lui mais "une instruction administrative visant à une fermeture du restaurant est actuellement en cours", fait savoir la préfecture des...

Lire la suite sur Marianne

A lire aussi

"La République peut-elle survivre à l'épreuve de la peur ?" : le débat entre Jean-Pierre Chevènement et Jean-Michel Blanquer

Ranson : "On a tellement peur d’être accusé de racisme qu’on décide de ne plus parler de ce qui fâche"

Marcel Gauchet : "Les gouvernants sentent la réticence de la société et ils en ont peur"

En Italie, la peur d'un "bain de sang" social avec la crise sanitaire

Assassinat d'un physicien iranien : en Israël, la peur de représailles