Petro Porenchenko : "Nous devons dépoutiniser la Russie"

Pour l'ancien président ukrainien Petro Porenchenko, tant que Vladimir Poutine sera au pouvoir, Kyiv ne pourra plus avoir de relations normales avec Moscou.

Invité à Rotterdam pour une réunion du Parti populaire européen, Petro Porenchenko a déclaré à Euronews que "l'Europe est désormais bien consciente de la menace que représente le président russe pour la démocratie."

"Nous devons dépoutiniser la Russie parce que même si nous parvenons à arrêter cette guerre, la Russie avec Vladimir Poutine à sa tête, peut à tout moment mettre en danger le continent européen. Nous parlons donc d'instruments démocratiques, de sanctions et d'embargos. Quand le peuple russe ne supportera plus l'idée de devoir payer toujours plus cher, d'avoir ce forcené comme président, cela nous donnera une chance d'avoir enfin des relations normales avec Moscou", explique l'ancien président ukrainien.

L'ex-président ukrainien autorisé à sortir du pays

L'ex-président ukrainien Petro Porochenko, un rival de l'actuel chef d'Etat Volodymyr Zelensky, a annoncé lundi dernier avoir été autorisé à sortir du pays après avoir été "délibérément" bloqué à la frontière à deux reprises ce weekend.

"Après la pression des députés du Parlement européen et des membres des gouvernements des pays de l'UE, Petro Porochenko a pu se rendre à l'étranger pour participer au sommet et au congrès du Parti populaire européen à Rotterdam", a indiqué son service de presse.

M. Porochenko, président de 2014 à 2019 de l'Ukraine, se trouve aujourd'hui à la tête du parti Solidarité Européenne, la deuxième plus grande formation du Parlement, opposée à Volodymyr Zelensky.

La justice accuse M. Porochenko de haute trahison et lui a interdit en janvier de quitter le pays, dans le cadre d'une affaire d'achat de charbon aux séparatistes prorusses de l'Est du pays. Il est aussi visé par des enquêtes pour "corruption", des affaires que ses alliés dénoncent comme politiques.

La plupart des forces politiques d'Ukraine ont convenu de s'unir pour faire face à l'invasion du pays lancée par Moscou le 24 février. Onze partis jugés prorusses ont pour leur part été interdits.

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles