Petits patrons ou escrocs professionnels : les deux visages de la fraude au chômage partiel

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La plupart des Français y trouvent un moyen de survie pour leur entreprise. Mais d'autres, moins bien intentionnés, y voient un outil frauduleux très lucratif. Depuis cet été, le parquet de Paris enquête sur la fraude massive au chômage partiel. Mi-septembre, elle représentait déjà 225 millions d'euros, selon le ministère du Travail. Si les contrôles des autorités ont permis de bloquer certaines demandes illégitimes, la fraude attire encore les convoitises. 

Des escrocs professionnels basés à l'étranger

Il y a bien sûr les petits patrons qui bénéficient de la mesure tout en continuant à faire travailler leurs salariés. Mais les contrôles renforcés et les délais d'étude des dossiers allongés (de 48 heures au printemps à 15 jours aujourd'hui) permettent de mieux les repérer. Ce qui occupe surtout les enquêteurs sont les escrocs professionnels, souvent basés à l'étranger. Leur technique est simple : usurper les numéros SIRET des entreprises, en libre accès sur Internet, pour y associer leur RIB. Ils transfèrent ensuite les fonds débloqués vers des comptes à l'étranger. 

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Plus de 7.000 entreprises françaises ont été ainsi piégées. "Ces groupes utilisent des méthodes très sophistiquées avec une division des taches. Il y a ceux qui vont fournir des listes potentielles de victimes et ceux qui fournissent l’aspect blanchiment, c’est à dire la circulation de l’argent de compte en compte dans le ...


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