Petit meurtre entre Milf

Libération.fr

Si Big Little Lies nous rappelle qu’en matière de fiction, il faut se méfier des apparences - surtout quand elles sont belles, riches et blanches -, la fiche technique, elle, ne trompe pas sur la marchandise. C’est le vétéran de la télé David E. Kelley (Ally McBeal, Goliath) qui adapte ce roman de Liane Moriarty, avec ingéniosité et un sens aigu des dialogues. A la réalisation, Jean-Marc Vallée, Québécois auréolé de succès à Hollywood depuis C.R.A.Z.Y et Dallas Buyers Club, passe avec brio d’une scène brutale tournée caméra à l’épaule à la contemplation de l’océan Pacifique option coucher de soleil. L’histoire pourrait sentir le réchauffé : Californie + ghetto de riches + mères au foyer + violences conjugales + adultère + meurtre = Desperate Housewives. Ici, en bien moins soap et avec des filtres Instagram. La comparaison va en dissuader plus d’un(e), elle n’en reste pas moins appropriée - derrière les portes closes, etc. C’est sans compter le machiavélisme avec lequel Big Little Lies tisse sa toile et la complexité de ses personnages, qui nous baladent comme eux croient à leurs propres mensonges. Des rôles féminins exceptionnels sublimés par Nicole Kidman, Shailene Woodley, Laura Dern et surtout Reese Witherspoon, formidable dans un rôle de peste sur mesure. Promis.

Retrouvez cet article sur Liberation.fr

Jia Zhangke et Marco Müller lancent un festival de cinéma dans le Shanxi
Candidats, au tableau
L’affaire lisse trio
Quels films voir au ciné cette semaine ?
Les yeux dans les yeux de la Ville blanche

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages