Petit Cambodge: la justice ordonne l'expulsion des squatteurs

Anthony Berthelier
·Journaliste au HuffPost
·1 min de lecture
La justice ordonne l'expulsion des squatteurs qui occupaient un local du "Petit Cambodge" (photo d'illustration prise le 4 janvier 2021) (Photo: BERTRAND GUAY / AFP)
La justice ordonne l'expulsion des squatteurs qui occupaient un local du "Petit Cambodge" (photo d'illustration prise le 4 janvier 2021) (Photo: BERTRAND GUAY / AFP)

POLITIQUE - Ils vont devoir quitter les lieux. La justice a ordonné, ce lundi 4 janvier, l’expulsion immédiate et sans délai des squatteurs qui occupaient un des locaux du restaurant “le Petit Cambodge”, tristement connu pour avoir été une des cibles des attentats de 2015.

“L’expulsion qui pourrait être ordonnée afin de mettre fin au trouble manifestement excessif ne se révèle pas disproportionnée”, indique dans son ordonnance de référé le président du tribunal judiciaire de Paris, qui accorde 48h aux occupants pour libérer spontanément les lieux.

Depuis la mi-novembre, des locaux dans lesquels l’établissement du Xe arrondissement envisage d’ouvrir une annexe sont occupés par un collectif militant qui y héberge des sans-abris et des personnes isolées.

Ce collectif déplore que le local soit abandonné depuis cinq ans et dit lutter contre la “gentrification” du quartier au profit de “spéculateurs”, de la plateforme Airbnb ou de “restaurants de luxe et bobo”.

Polémique politique

Ils ont “changé les serrures, badigeonné les murs” et “organisé des apéros” en pleine crise du Covid-19, regrettaient de leur côté les propriétaires du “Petit Cambodge” dans un communiqué publié samedi 26 décembre et particulièrement relayé sur les réseaux sociaux.

La polémique s’est déportée sur le terrain politique après que l’adjoint écologiste à la mairie du 14e arrondissement de Paris, Guillaume Durand a dit, lundi 28 octobre, soutenir “la méthode du squat”. La secrétaire d’État à l’Économie so...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.