Petit Cambodge : la justice ordonne l'expulsion des squatteurs

Par Valentine Arama (avec AFP)
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L'annexe du restaurant Le Petit Cambodge, occupée depuis mi-novembre par des squatteurs.
L'annexe du restaurant Le Petit Cambodge, occupée depuis mi-novembre par des squatteurs.

Les squatteurs ont quarante-huit heures pour quitter les lieux. Depuis mi-novembre 2020, des locaux du restaurant du 10e arrondissement parisien Le Petit Cambodge ? connu pour avoir été l'une des cibles des attentats du 13 novembre 2015 ?, dans lesquels doit ouvrir une annexe, étaient occupés par des militants en lutte contre la « gentrification » du quartier. Ce lundi 4 janvier, le tribunal de Paris a cependant ordonné une expulsion quasi immédiate des occupants du restaurant parisien, avec assistance de la force publique et intervention d'un serrurier si besoin. Le tribunal a également exigé le paiement d'une indemnité d'occupation correspondant au nombre de jours occupés, à hauteur de 153 euros par jour.

« L'expulsion qui pourrait être ordonnée afin de mettre fin au trouble manifestement excessif ne se révèle pas disproportionnée », indique dans son ordonnance de référé le président du tribunal judiciaire de Paris, qui accorde deux jours aux occupants pour libérer spontanément les lieux avant l'intervention des forces de l'ordre.

Lutter contre la « gentrification »

Les militants, réunis au sein d'un collectif baptisé L'Arche-Les Révolté·e·s de la place Sainte-Marthe, occupaient le local notamment pour dénoncer la « pression immobilière ». Dans un communiqué, ils avaient ainsi expliqué que leur volonté n'avait « jamais été de [s']attaquer au Petit Cambodge, mais tout simplement d'occuper un local abandonné pendant cinq ans et de répondre aux besoins du quar [...] Lire la suite