Pesticides et habitations : tout comprendre aux mesures adoptées par le gouvernement

Les agriculteurs doivent respecter des distances minimales entre leurs champs traités par des pesticides et les habitations alentours depuis le 1er janvier.
Les agriculteurs doivent respecter des distances minimales entre leurs champs traités par des pesticides et les habitations alentours depuis le 1er janvier.

Le gouvernement a campé sur ses positions. Un décret adopté fin décembre a fixé des distances obligatoires entre les zones d'épandage de pesticides et les habitations, qui s'appliquent depuis ce 1er janvier 2020. Son contenu recoupe largement le projet de texte initial, mis en consultation en septembre dernier alors qu'une polémique opposait les syndicats agricoles à des associations environnementales. Le débat avait été déclenché par une décision de mai dernier du maire de la ville bretonne de Langouët d'imposer des zones tampons entre les cultures et les habitations. Annulé depuis par la justice, l'arrêté municipal prévoyait une distance minimale de 150 mètres, soit quinze fois l'écart le plus important prévu par le décret du gouvernement. Marianne vous décrypte les mesures finalement adoptées.

Quelles sont les distances minimales adoptées ?

Les cultures basses (comme les céréales ou les légumes) doivent désormais respecter une zone tampon d'au moins 5 mètres de largeur, contre 10 mètres pour les cultures hautes (les vergers et les vignes notamment). Ces contraintes pourront être réduites à 3 et 5 mètres respectivement si les agriculteurs emploient des techniques limitant la dispersion des produits. Mais elles s'étendront à 20 mètres incompressibles en cas d'utilisation de pesticides considérés comme hautement dangereux.

Comment a été établie la liste de produits hautement dangereux ?

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