Peste porcine : la frontière franco-belge sous haute tension

La France va tenter lundi de muscler son dispositif de protection à la frontière belge après que deux sangliers infectés par la peste porcine ont été retrouvés dans le sud de la Belgique.

La peste porcine, qui menace les élevages, va-t-elle passer la frontière belgo-française ? Alors que deux sangliers infectés viennent d'être retrouvés au sud de la Belgique, la France va tenter lundi de muscler son dispositif de protection, avec l'aide des chasseurs et exploitants forestiers. Après la découverte le 9 janvier de deux cadavres de sangliers porteurs du virus de la peste porcine tout près de la frontière, la Belgique a étendu vendredi sa zone géographique de vigilance contre la propagation de cette maladie venue d'Europe de l'Est, transmise notamment par la faune sauvage.

La «zone tampon», dans laquelle la chasse est interdite et l'exploitation forestière restreinte, est élargie de 3 700 hectares vers l'ouest sur un territoire compris entre deux routes nationales belges (88 et 871) qui franchissent la frontière française. La Wallonie, qui avait procédé à l'automne à l'abattage préventif de 4 000 porcs, souhaite aussi l'élimination d'ici à mars 2020 de la moitié des quelque 30 000 sangliers recensés sur son territoire, et vecteurs de la propagation de la maladie. Au sud de la frontière, les éleveurs français sont «très inquiets», même si la maladie n'est pas transmissible à l'homme, souligne Jeff Trebaol, éleveur et vice-président de la Fédération Nationale porcine (FNP).

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Un plan d'ensemble pour renforcer le dispositif national de lutte contre la peste porcine en France doit être élaboré lundi lors d'une réunion d'éleveurs, chasseurs, responsables forestiers et autorités sanitaires au ministère de l'Agriculture. Le gouvernement français «n'a qu'un seul objectif, faire que la France reste indemne de peste(...)


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