"La Peste", l'islamisme, Orwell... Albert Camus raconté par sa fille, Catherine

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Et si, au lieu de tenter de choisir entre tous ces titres qui prétendent rebondir sur l'épidémie, on faisait un pas de côté? Les Editions des Saints Pères publient la toute première version manuscrite de La Peste, vraisemblablement rédigée entre août et décembre 1942. Un document historique sur un livre qui accompagne étrangement l'actualité. L'élégance de cet objet de collection rajeunit les mots d'Albert Camus.

Nous sommes allés à Lourmarin, non loin de la tombe de l'écrivain depuis laquelle, et cela n'étonnera personne, un laurier ayant pris racine sur la pierre même étend généreusement ses ombres et lumières, afin d'interroger la gardienne du temple : sa fille Catherine, des baskets malicieuses à semelles roses, le phrasé qui traîne, aérienne, un peu perchée, ailleurs et pourtant là, bellement là, le nez dans chacun des mots du papa.

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Elle se refuse à penser sans lui. Elle est un cas biologique et ontologique à elle toute seule : ce que donne l'infusion totale et exclusive de l'œuvre de Camus sur un être vivant. Ça lui interdit beaucoup de méprises.

La décision de publier le manuscrit de La Peste a été décidée avant le confinement…
C'est fou que ça tombe si bien. J'aurais préféré ne pas être prophétique…

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L'islamisme est un fléau. La gauche a une responsabilité dans sa propagation

 

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Une grande œuvre est une œuvre qu'on peut indéfiniment utiliser au présent. Celle-ci mérite que l'on s'y ar...


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