"La perspective que je me donne, c'est l'Élysée": Éric Piolle veut défendre le projet de "l'écologie politique"

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Le maire de Grenoble a officialisé mardi sa candidature à la primaire écologiste qui se tiendra en septembre en vue de la présidentielle de 2022.

Sa candidature ne faisait guère de doute, elle est désormais officielle. Le maire de Grenoble Éric Piolle a annoncé mardi qu'il était candidat à la primaire écologiste qui se tiendra en septembre prochain en vue de la présidentielle de 2022. Pour l'heure, la seule autre candidate déclarée est Sandrine Rousseau, qui devrait être rejointe par Yannick Jadot.

"Je suis candidat, pour venir apporter à l'écologie politique, comme je l'ai fait depuis 2014, cette culture de l'exercice du pouvoir", a déclaré l'édile isérois sur BFMTV ce mercredi matin. "L'écologie politique est un projet de société qui est le projet d'alternance par rapport au néolibéralisme. Il y a deux réponses, une identitaire d'extrême droite, une humaniste que je porte", a-t-il poursuivi.

Réformer les institutions

Éric Piolle met en avant sa "volonté de travailler de façon collective. Il n'y a pas de femme ou d'homme providentiel", ajoute-t-il, déclarant vouloir, s'il est élu au sommet de l'État, gouverner avec "moins de pouvoir" car "le pouvoir jupitérien (...) a montré son impuissance".

"Je propose un référendum fondé sur l'article 11 (...) pour limiter les pouvoirs du président de la République, un en mettant de la proportionnelle à l'Assemblée nationale, deux en supprimant l'article 16 qui lui donne le droit de s'arroger les plein-pouvoirs, 3 en supprimant l'article 13 qui fait que c'est le président seul qui nomme aux emplois civils et militaires", a détaillé le candidat.

Interrogé sur ses affinités politiques, Éric Piolle met l'accent sur sa proximité avec diverses personnalités de l'échiquier politique et au-delà, ainsi que son parcours. "La vie politique ne se résume pas à un axe gauche-droite", analyse-t-il.

"On me dit parfois que je suis trop proche de François Ruffin, Clémentine Autain, Manon Aubry, que je suis trop proche une autre fois d'Anne Hidalgo, trop proche de Matthieu Orphelin, trop proche d'Olivier Faure... Donc la réalité c'est que je suis proche de tous ces gens, également de la société civile, du monde syndical, parce que je pense que cet arc humaniste, il peut se fédérer derrière un projet, c'est ce que j'ai fait à Grenoble", défend Éric Piolle.

Rassembler derrière l'écologie

"J'ai travaillé 18 ans dans l'industrie comme cadre dirigeant et donc ce parcours-là de militant associatif et d'industriel, et maintenant d'élu écologiste au pouvoir depuis 2014, c'est ça que je viens apporter dans cette primaire", poursuit-il.

"La perspective que je me donne, c'est l'Élysée en 2022. C'est mon seul objectif et nous verrons à l'automne comment fédérer derrière sur ce chemin", indique Éric Piolle, qui estime que ce n'est plus le rôle de l'écologie politique d'être "là pour être les porte-voix d'idées".

Article original publié sur BFMTV.com

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