Vous ronflez ? Vous êtes plus à risque de développer un cancer

Man sleeping in his bed and snoring loudly (tommaso79 via Getty Images)

Les personnes qui souffrent d'apnée du sommeil privent leur corps d'oxygène plusieurs fois par nuit. Elles seraient plus à risque de développer un cancer, selon une récente étude.

Au-delà du désagrément qu’il cause au quotidien, le ronflement pourrait entraîner de graves problèmes de santé. C’est en tout cas ce que suggère une étude présentée tout récemment à Barcelone lors du congrès international de l'European Respiratory Society, comme le rapporte Doctissimo. D’après plusieurs scientifiques suédois, la privation d'oxygène la nuit pourrait être liée au cancer. Pour parvenir à cette conclusion, ils ont suivi près de 4 200 patients atteints d’une forme d’apnée obstructive du sommeil. La moitié d'entre eux avaient reçu un diagnostic de cancer au cours des cinq dernières années.

Concrètement, les volontaires ont été soumis à deux tests. Le premier mesurait le nombre de troubles respiratoires pendant le sommeil et le notait sur l'indice d'apnée hypopnée (IAH). Le second, lui, mesurait la fréquence d’une baisse du niveau d’oxygène pendant la nuit et plus précisément, lorsqu’il chutait de 3% pendant au moins 10 secondes par heure. Il s’agit de l’indice de dénaturation en oxygène (IDO).

Les résultats ont montré que les patients atteints de cancer avaient généralement plus d'interruptions pendant leur sommeil. Ils avaient un score IAH moyen de 32, contre 30 dans le groupe non cancéreux. Leur IDO était également de 28 contre 26.

VIDÉO - Carnet de Santé - Dr Christian Recchia : "Un mauvais sommeil peut provoquer diabète et hypertension"

Des recherches supplémentaires nécessaires

"On sait déjà que les patients souffrant d'apnée obstructive du sommeil ont un risque accru de cancer. Mais il n'a pas été clair si cela est dû ou non à l'apnée obstructive du sommeil elle-même ou à des facteurs de risque liés au cancer, tels que l'obésité, les maladies cardiométaboliques et les facteurs liés au mode de vie", a expliqué le Dr Andreas Palm, auteur de l’étude tout en rappelant la nécessité de mener des recherches supplémentaires. "Nous espérons que notre étude encouragera d'autres chercheurs à étudier ce sujet important", a-t-il conclu.

En France, l'apnée obstructive du sommeil toucherait 4% de la population selon les chiffres de l’Assurance maladie.

VIDÉO - Sommeil : les astuces pour bien dormir