Des personnages secondaires de premier plan

Libération.fr

En vieillissant avec Margaret Drabble

Parmi les plus passionnantes histoires de famille qu’on a pu découvrir cet hiver, il en est deux qui voient passer des personnages secondaires, et néanmoins aussi frappants que les illustres figures dont ils croisent le chemin. Pour le lecteur, c’est une surprise délicieuse. Un peu comme tomber sur quelqu’un qu’on connaît au détour d’une plage ou d’une rue, dans un pays étranger. Ainsi, le récit d’un journaliste suisse établi à New York, Sacha Batthyany, issu d’une vieille famille hongroise ruinée au lendemain de la guerre. Mais en quoi suis-je donc concerné ? (1) est une enquête sur le massacre de Juifs en 1945 à quoi fut mêlée la grand-tante (branche richissime) de l’auteur. Son grand-père, qui fit dix ans de goulag après avoir servi au côté des Allemands, est embauché début 1945 comme interprète par un jeune lieutenant soviétique cultivé et sympathique qui «ne criait pas, il était poli, presque amical, mais il avait pour mission d’arrêter tous les militaires hongrois». L’histoire les sépara rapidement mais jamais ils ne se perdirent de vue. Le lieutenant soviétique, futur dissident qu’on reverra dans ces pages, s’appelait Efim Etkind.

Mantra. Ce n’est pas tous les jours qu’on rencontre Efim Etkind (1918-1999) au détour d’un paragraphe. Il est l’auteur d’une nouvelle où il a condensé son expérience, sa foi dans les textes, la Traductrice (Interférences, 2012), et un des maîtres d’œuvre de l’Histoire de la littérature russe en six tomes publiée par Fayard. Le même genre de rencontre se produit dans Mères, filles, sept générations, de Juliet Nicolson (2). L’auteur est la petite-fille de la romancière Vita Sackville-West, dont la relation avec Virginia Woolf fit des ravages. Celle-ci avait décrété en effet que «rien n’est réellement arrivé qui n’a été couché par écrit», et le père de Juliet, Nigel Nicolson, fit un mantra de cette phrase entendue quand il était un petit garçon. Son père, Harold Nicolson, brillant esprit, écrivait (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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