Perseverance réussit l'exploit de produire de l'oxygène sur un autre monde et c'est très prometteur

Nathalie Mayer, Journaliste
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Si les Hommes veulent un jour conquérir la planète Mars, il leur faudra qu'ils apprennent à produire leur oxygène sur place. En utilisant des éléments de l’environnement de ce monde. C’est dans cette optique que les ingénieurs de la Nasa ont imaginé Mars Oxygen In-Situ Resource Utilization Experiment. Un démonstrateur de la taille d’une batterie de voiture affectueusement surnommé Moxie, emporté sur la Planète rouge par le rover Perseverance.

Moxie est le premier instrument à produire de l’oxygène sur un autre monde. © Nasa, JPL-Caltech
Moxie est le premier instrument à produire de l’oxygène sur un autre monde. © Nasa, JPL-Caltech

Et ce mardi 20 avril, il a été testé pour la toute première fois. Avec succès. Moxie a converti un oxygène (O) une partie de la fine couche d’atmosphère de Mars, une atmosphère riche en dioxyde de carbone (CO2). Il a ainsi produit environ cinq grammes — soit juste assez pour permettre à un astronaute de respirer pendant 10 minutes.

« Moxie a encore du travail à faire, mais les résultats de cette démonstration technologique sont pleins de promesses alors que nous nous dirigeons vers notre objectif de voir un jour des humains sur Mars », a précisé Jim Reuter, administrateur associé de la Direction des missions de technologie spatiale à la Nasa, dans un communiqué. « L’oxygène n’est pas seulement ce que nous respirons. Les propulseurs de nos fusées dépendent de l’oxygène et les futurs explorateurs dépendront de la production d’oxygène sur Mars pour rentrer chez eux. »

Ici, le Mars Oxygen In-Situ Resource Utilization Experiment (Moxie) et ses composants. Une pompe aspire le dioxyde de carbone (CO2) de l’atmosphère martienne. Celui-ci est alors acheminé vers un électrolyseur (Soxe) où il est divisé électrochimiquement pour produire de l’oxygène pur. © Nasa, JPL-Caltech
Ici, le Mars Oxygen In-Situ Resource Utilization Experiment (Moxie) et ses composants. Une pompe aspire le dioxyde de carbone (CO2) de l’atmosphère martienne. Celui-ci est alors acheminé vers un électrolyseur (Soxe) où il est divisé électrochimiquement pour produire de l’oxygène pur. © Nasa, JPL-Caltech

Avant de poursuivre, arrêtons-nous sur quelques chiffres. La Nasa avance qu’une fusée aurait besoin de 25 tonnes d’oxygène pour décoller de la surface martienne et de sept tonnes de carburant pour retourner sur Terre. Pour produire autant d’oxygène, il faudrait un Moxie...

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