Persécution des Ouïghours : un rapport de l'ONU accable la politique de la Chine au Xinjiang

© Ng Han Guan/AP/SIPA

Dévoilé mercredi depuis Genève, le document de 46 pages de l'ONU évoque de possibles « crimes contre l'humanité » et indique avoir recueilli des « preuves crédibles » de tortures et de violences sexuelles à l'égard de la minorité ouïghoure . « L’ampleur de la détention arbitraire et discriminatoire d’Ouïghours et de membres d’autres groupes essentiellement musulmans (…) dans un contexte de restrictions et de privation, plus généralement, des droits fondamentaux tant individuels que collectifs, peuvent constituer des crimes internationaux, en particulier des crimes contre l’humanité », note le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, dirigée par l'ancienne présidente du Chili Michelle Bachelet, dans son réquisitoire à l'encontre de la politique chinoise.

« Les allégations faisant état de pratiques récurrentes de la torture ou des mauvais traitements, notamment de traitements médicaux forcés et de mauvaises conditions de détention, sont crédibles, tout comme le sont les allégations individuelles de violences sexuelles et fondées sur le genre », poursuit l'ONU. En outre, le rapport signale l'internement d'une « proportion significative » des Ouïghours et minorités musulmanes, alors que la Chine a toujours nié la création de « camps » servant à emprisonner les membres de ces communautés, parlant plutôt de « centres de formation professionnels ».

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