Perquisitions chez LFI : Mélenchon assume sa "rébellion" mais estime qu'il "n'aurait pas dû crier"

Jules Pecnard
·2 min de lecture
Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV - BFMTV
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Le leader de La France insoumise revendique le fait de s'être rebellé contre un traitement qu'il qualifie toujours d'injuste.

Il ne regrette pas son comportement, mais reconnaît que la forme était excessive. Interrogé ce jeudi soir sur le fatidique épisode des perquisitions au siège de La France insoumise en octobre 2018, Jean-Luc Mélenchon a affirmé qu'il avait bien fait de se "rebeller", mais reconnaît qu'il n'aurait "pas dû crier".

"Je n'aurais pas dû avoir l'illusion que je serais défendu. Parce que je me sentais fort, et ensuite j'ai découvert que j'étais absolument tout seul, et vous savez pourquoi? Parce que les autres se disaient, 'c'est bon! Mélenchon est dans la difficulté, cela va nous profiter!', mais je leur ai dit: je suis le cahier de brouillon de tous les abus", a développé le candidat à l'élection présidentielle, dont la popularité s'est érodée à partir de cet événement.

"Oui, je suis rebelle"

À titre d'illustration, le député des Bouches-du-Rhône, invité de Face à BFM sur BFMTV, a évoqué la manifestation de policiers devant le QG de son mouvement fin 2019. Une mobilisation à laquelle a succédé, quelques mois plus tard, une autre manifestation devant la Maison de la Radio.

"Le lundi j'ai été traité d'islamo-gauchiste, personne n'a rien dit, le mardi c'était le Parti communiste, le mercredi tous les autres, et à la fin de la semaine on se demandait s'il y avait quelqu'un à gauche qui n'était pas islamo-gauchiste", a-t-il asséné dans la foulée.

Condamné en décembre 2019 à trois mois de prison avec sursis pour rébellion et provocation, Jean-Luc Mélenchon n'a pas fait appel. "Il y a des condamnations qu'on porte comme une décoration. Je suis condamné pour rébellion, eh bien oui, je suis rebelle", conclut-il.

Article original publié sur BFMTV.com

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