Perquisitions au ministère de la Justice: Éric Dupond-Moretti est "serein", selon son avocat

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L'avocat d'Éric Dupond-Moretti ce jeudi . - BFMTV
L'avocat d'Éric Dupond-Moretti ce jeudi . - BFMTV

L'avocat du ministre de la Justice a fait savoir jeudi qu'Éric Dupond-Moretti était "serein" vis-à-vis des perquisitions menées ce jeudi au sein du ministère de la Justice dans le cadre d'une enquête ouverte pour "prise illégale d'intérêt". Éric Dupond-Moretti est visé par les plaintes de trois syndicats de la magistrature et de l'association Anticor, qui l'accusent d'avoir usé de ses fonctions de ministre dans des dossiers qu'il a traité en tant qu'avocat. "Il est d'autant plus serein que ce sont des procédures qui ont été initiées par son prédécesseur, il n'a fait que suivre l'avis des services".

Au micro de BFMTV ce jeudi soir, son avocat Me Christophe Ingrain a déploré "un déploiement de forces totalement disproportionné (...) et totalement incompréhensible" au ministère de la Justice. "En plus des magistrats présents, une vingtaine de gendarmes armés participent à cette perquisition". Face à la presse, l'avocat a aussi "regretté la violation du secret de l'instruction", rappelant que cette perquisition avait été annoncée mardi soir dans le Canard Enchaîné.

"Je ne sais pas ce qu'ils cherchent"

Me Christophe Ingrain a indiqué que le ministre était présent, et que la perquisition durait car "des coffres forts" ont été retrouvés place Vendôme. Il s'agit de coffres "qui se trouvent au ministère depuis les années 60 et dont personne n'a les clefs". Selon lui, rien n'a été découvert en leur sein. "Les enquêteurs, je ne sais pas ce qu'ils cherchent. D'autant plus qu'on a déjà tout transmis" à la justice, a-t-il ajouté.

Les magistrats de la CJR s'intéressent à deux affaires: celle d'un policier monégasque poursuivi pour corruption et défendu par Eric Dupond-Moretti. Celui-ci avait dénoncé les "méthodes de cow-boy" du juge d'instruction. Une fois arrivé place Vendôme en tant que ministre, il avait engagé une procédure contre ce magistrat.

Ils s'intéressent aussi à l'affaire des "fadettes" dans laquelle les factures téléphoniques d'Eric Dupond-Moretti - entre autres - avaient été épluchées par le parquet national financier (PNF) dans le cadre de l'affaire "Bismuth" visant Nicolas Sarkozy. Après avoir dénoncé des "méthodes de barbouzes", l'avocat avait porté plainte. Il l'avait finalement retirée une fois arrivé au ministère de la Justice puis avait demandé l’ouverture d’enquêtes administratives contre les magistrats du PNF.

Article original publié sur BFMTV.com

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