Perquisition à LFI : une enquête visant Mélenchon et plusieurs dirigeants classée

Source AFP
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Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon.
Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon.

Le ciel judiciaire s'éclaircit pour Jean-Luc Mélenchon. L'enquête préliminaire ouverte pour « abus de confiance » et « recel » visant plusieurs dirigeants de La France insoumise, dont Jean-Luc Mélenchon, sur le paiement des dommages et intérêts dans l'affaire de la perquisition au siège de LFI a été classée sans suite par le parquet de Bobigny, a-t-on appris, mercredi 10 mars 2021, de source judiciaire. Cette enquête ouverte le 14 mai 2020 par le parquet de Paris, finalement dépaysée au parquet de Bobigny, visait à vérifier les conditions dans lesquelles les dirigeants de LFI se sont acquittés des dommages et intérêts auxquels ils ont été condamnés en décembre 2019 dans l'affaire de la perquisition houleuse au siège de LFI le 16 octobre 2018. L'enquête préliminaire a été classée fin janvier, a précisé le parquet de Bobigny.

Policiers et magistrats soupçonnaient que le règlement des dommages et intérêts par le parti à la place des personnes condamnées constituait une infraction. « Ces dommages et intérêts avaient été pris en charge par le mouvement Insoumis », a écrit, mardi, le chef de file LFI Jean-Luc Mélenchon sur son blog L'ère du peuple qui « dénonce un coup monté ». « Nous serions donc coupables d'un acte illégal. ?Abus de confiance?, c'était pour dire qu'on aurait trompé les Insoumis en payant avec l'argent du mouvement. ?Recel?, c'était pour dire qu'on avait utilisé une somme acquise par tromperie. Mis bout à bout, ces mots salissent durablement [...] Lire la suite