A Perpignan, Marine Le Pen s'inquiète de l'abstention et accuse Macron de mettre "l'islamisme en marche"

Alexandre Boudet
Marien Le Pen en meeting à Perpignan.

POLITIQUE - Sentirait-elle que quelque chose est en train de lui échapper? À huit jours du premier tour de l'élection présidentielle, Marine Le Pen n'est plus en tête des sondages, selon notre compilateur.

Alors, en meeting à Perpignan où elle s'exprimait ce samedi 15 avril pour la première fois de la campagne après son compagnon Louis Aliot, le candidate du Front national a appelé à la mobilisation pour tenter d'inverser la tendance. Comme si elle craignait que l'indécision des électeurs ou l'abstention ne lui fassent perdre sa place au deuxième tour, qui lui semble acquise depuis des mois.

"Ce petit bout de papier pèsera aussi lourd que celui que déposera Monsieur Gattaz, Madame Taubira, Bernard Henri-Lévy. Votre voix compte autant que celle des personnes qui vous méprisent et vous craignent. Il faut aller voter, tous aller voter", a lancé Marine Le Pen avant de donner "une mission" à chacun de ses partisans pour la dernière semaine de campagne.

"Chacun vous devez convaincre un indécis ou prendre la main d'un abstentionniste", a demandé la leader d'extrême droite qui entend "doubler la force du vote patriote".

Car contrairement à ce qui a longtemps prévalu, le Front national ne gagne pas toujours à voir l'abstention grandir. "Si on considère, comme toutes les enquêtes et les sondages tendent à le montrer, qu'il y a une sur-représentation des jeunes et notamment des jeunes non diplômés dans l'électorat du FN, des catégories prédisposées à rester en retrait des urnes, cela veut dire que l'électorat potentiel de Marine Le Pen a un risque d'abstention plus élevé", explique par exemple dans Les Inrocks la sociologue Céline Braconnier, auteure de "La démocratie de l'abstention" (éd. Gallimard).

"Macron veut mettre l'islamisme en marche"

Pour s'assurer d'être bien comprise, Marine Le Pen a développé de nouvelles attaques contre Emmanuel Macron. S'accrochant sur la polémique qui touche l'un de ses référents de région parisienne (Mohamed Saou), la candidate FN...

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