A Perpignan, Louis Aliot offre une victoire symbolique au RN

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Perpignan change de main et tombe dans l'escarcelle du Rassemblement national (RN). Son candidat, Louis Aliot, qui se dit sans étiquette, a réussi son pari et devient le maire de la capitale des Pyrénées-Orientales. Au deuxième tour, ce dimanche 28 juin, selon l'Ipsos, il récolte 52,7% des voix et devance de peu son rival, le maire Les Républicains (LR) sortant, Jean-Marc Pujol (47,3%). Une élection facilitée par la très large avance enregistrée au premier tour. En première position avec plus de 35% des voix, le député frontiste surpassait son dauphin de 17 points, tandis que la candidate de la gauche (EELV-PS), Agnès Langevine, et celui de La République en marche (LREM), Romain Grau, étaient décrochés avec, respectivement, 14,51 % et 13,17 %.

Un front républicain dépassé

En position de se maintenir, ces derniers ont cependant décidé de s’écarter pour former un « front républicain » censé profiter au maire et faire barrage à l’extrême droite, comme en 2014. Un front qui n’en avait que le nom. Dans les heures suivant ces retraits, au tout début du mois de juin, de nombreux colistiers ont fait savoir, par voie de communiqué, leur désaccord vis-à-vis de cette décision. À gauche, les candidats étiquetés « En commun », exclus de La France Insoumise mais qui se réclament de François Ruffin, avaient dénoncé un retrait pris sans aucune concertation, traduisant une

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