Notre perception des odeurs n'est que très peu liée à notre culture

Vanille ou sueur, toutes les odeurs ne nous paraissent pas aussi agréables. Seulement 6% de la variation dans la perception des odeurs serait due à notre environnement culturel, d'après une nouvelle étude.

Dans quel ordre de préférence classeriez-vous les odeurs d’ail, de champignon ou de vanille ? A l’autre bout du monde, des personnes à la culture et au mode de vie complètement différent du vôtre feraient probablement le même choix, si l’on en croit une récente étude internationale publiée dans . Car les odeurs que nous aimons ou pas seraient déterminées à 41% par la structure de la molécule odorante et seulement à 6% par le milieu culturel de chacun, le reste étant affaire de préférence personnelle.

Culture, préférence individuelle ou caractéristiques universelles

Chacun d’entre nous possède environ 400 types de récepteurs olfactifs, certains spécifiques à une molécule odorante, d’autres compatibles avec plusieurs d’entre elles, d'après le . Une étude publiée dans en 2014 suggère que nous pourrions distinguer au moins 1.000 milliards d’odeurs.

"Nous voulions évaluer si les gens du monde entier ont la même perception des odeurs et aiment les mêmes types d'odeurs, ou si c'est un acquis culturel", explique dans un communiqué Artin Arshamian, chercheur au département des neurosciences cliniques du Karolinska Institutet (Suède). En d’autres termes, les chercheurs se demandent si la perception sensorielle en matière d’odeurs est affaire de culture, de goût personnel ou de principes universels. “Pour répondre à cette question, il est nécessaire d'évaluer ces trois facteurs simultanément, mais cela n'a jamais été fait avec un échantillon diversifié de cultures”, pointent les chercheurs dans la publication.

Cette fois, ce ne sont pas moins de 235 personnes issues de neuf communautés différentes sur deux continents - Amérique et Asie – qui se sont prêtées à l’étude. “Sept de ces groupes appartiennent à des sociétés de petite taille - chasseurs-cueilleurs, horticulteurs et agriculteurs de subsistance - qui ont un mode de vie plus traditionnel et ne connaissent pas la même écologie chimique que les citadins occidentaux et non occidentaux”, les deux autres groupes étant des[...]

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