Le Pentagone a financé des recherches spatiales totalement folles

Gregory Rozieres


ESPACE - Fin 2017, on apprenait que le Pentagone avait financé, de 2007 à 2012, un programme sur la recherche de possibles ovnis, d'extraterrestres sur la Terre. La société privée derrière ces révélations voulait mettre en lumière des vidéos d'objets volants non-identifiés du Pentagone, mais qui sont loin de produire des preuves suffisantes. Ce qui était par contre certain, rappelait le New York Times dans une enquête, c'est que le gouvernement avait bien dépensé 22 millions dans un programme secret de recherche qui a travaillé sur les ovnis.

Mais pas que. C'est ce que l'on apprend ce 17 janvier, via la déclassification de nouvelles informations obtenues par la Fédération des scientifiques américains, une ONG qui prône la transparence des recherches publiques. Grâce à une demande officielle, ils ont obtenu la publication d'un document envoyé au Congrès américain en janvier 2018, quelques temps après les révélations sur ce programme secret, rapporte Vice.

On y trouve la liste de 38 projets qui ont été financés par ce programme du Pentagone. Et si certains semblent plus proches de la fiction que de la science, la plupart ne parlent pas vraiment d'ovnis ou d'extraterrestres, mais plutôt de technologies spatiales (ou non) hypothétiques.

Trous de ver, cape d'invisibilité et portes des étoiles

Ont ainsi été financées des études sur les trous de ver pour voyager plus vite que la lumière, la cape d'invisibilité, les portes des étoiles, l'énergie négative, et même "la manipulation de dimensions supplémentaires".

Une partie de la liste des recherches du programme américain financé par le Pentagone.

"L'objectif de l'AATIP [l'acronyme de ce programme de recherche, ndlr] était d'enquêter sur les menaces étrangères liées aux armes aérospatiales de pointe, d'aujourd'hui jusqu'aux 40 prochaines années", explique le document en préambule.

"C'est le genre de sujets qu'on aborde quand on a plus d'argent qu'on ne sait quoi en faire", estime Steven Aftergood, directeur de la Fédération des scientifiques américains, à l'origine de cette publication,...

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