Les pensions de réversion, face cachée de la réforme des retraites

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Les pensions de réversion, face cachée de la réforme des retraites

Les femmes divorcées, grandes perdantes de la réforme des retraites? Un collectif de chercheur(euse)s et d'universitaires, dans une tribune publiée ce jeudi dans Le Monde, tire la sonnette d'alarme. Dans le viseur: la fermeture des droits des ex-conjoint(e)s, pour les divorces prononcés après l’entrée en vigueur du système universel, à une pension de réversion. une mesure préconisée dans le rapport de Jean-Paul Delevoye.

Pour les auteur(e)s du texte, il ne fait aucun doute qu'une telle décision, si elle était retenue par le gouvernement, renforcerait les inégalités de genre: ce sont les femmes qui bénéficient, en très grande majorité, de ces indemnités.

Pas de pension pour les divorcés?

Dans le système actuel, l'ex-conjoint(e) peut prétendre au versement d'une partie de la pension de retraite de la personne décédé. Si cette dernière s'était remariée, l'indemnité versée à chacun(e) des époux(ses) est calculée proportionnellement à la durée de chaque mariage.

Mais dans son rapport, Jean-Paul Delevoye sonne la fin de ce partage: seul(e) le ou la conjoint(e) au moment du décès pourrait y prétendre, et tout divorce signifierait la fin des droits à la réversion. Reste que le gouvernement ne semble pas encore avoir tranché sur le sujet: une ordonnance "précisera les modalités de garantie des droits pour les conjoints divorcés", selon ses propres mots.

Un futur point de tension? Derrière les très médiatiques âge d'équilibre...

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