Pensions alimentaires : une réforme pour lutter contre les impayés

La vie d’Emeline Fele est devenue un cauchemar depuis sa séparation. Son compagnon doit lui verser une pension chaque mois pour ses trois enfants, mais les impayés s’enchaînent. "Le papa ne payait pas la pension alimentaire régulièrement, c’était un peu gênant, et quand le dispositif est sorti, j’ai signalé à la CAF ma situation", explique-t-elle. Désormais, le parent peut demander sans condition que la CAF devienne un intermédiaire dans le versement de la pension alimentaire. En cas d’impayé, la CAF continue de la verser avec un plafond à 116 euros par enfant. Éviter les contacts en cas de violences conjugales "Ça permet pour les parents de lever tout stress lié à un non-versement potentiel de la pension alimentaire […] et ça permet aussi, en toute sécurité, notamment en cas de violences conjugales, de ne pas avoir à communiquer leurs coordonnées bancaires et domiciliaires à leur conjoint", indique Elisabeth Malis, directrice de la CAF de Tours (Indre-et-Loire). Sur un million de pensions alimentaires versées en France, environ un tiers sont sujettes à conflit. Environ 100 000 dossiers devraient être traités la première année.