Pensions alimentaires : Emmanuel Macron promeut sa réforme

Un service public des pensions alimentaires, c’est ainsi que l’Élysée qualifie la réforme. Le président de la République se déplace à Tours (Indre-et-Loire), mardi 5 janvier, pour promouvoir cette dernière. Lancé le 1er octobre, le dispositif permet à un parent de demander que la Caisse d'allocations familiales (CAF) devienne l’intermédiaire pour le versement de la pension. Ce versement n’est donc plus fait directement entre conjoints mais via la CAF. C’est aussi elle qui se charge du recouvrement en cas d’impayés. Objectif : 100 000 familles bénéficiaires Le bénéficiaire reçoit alors une allocation de soutien familial de 116 euros par enfant en cas de manquement de l’ex-conjoint. Seule condition requise : un juge doit avoir délivré un titre exécutoire de la pension. Une fois mis en place, le système peut durer jusqu’au 18 ans de l’enfant. La réforme vise ainsi à aider les près de 350 000 personnes, majoritairement des mères, victimes de retard ou de défaut de paiement. Le gouvernement espère en faire bénéficier à 100 000 familles par an grâce au recrutement de 450 agents supplémentaires.