Avoir des pensées négatives augmenterait le risque de démence

Avoir des pensées négatives augmenterait le risque de démence

Selon une nouvelle étude réalisée à l’Université de Londres, avoir en permanence des pensées négatives pourrait augmenter le risque de souffrir de la maladie d’Alzheimer.

Vous broyez du noir ? Vous êtes d’un naturel pessimiste ? Attention, ce n’est pas bon pour votre santé. Selon une étude menée au Royaume-Uni, avoir des pensées négatives pourrait même impacter durablement votre santé. En effet, les personnes pessimistes auraient davantage de risques de souffrir d’un déclin cognitif plus tard. “Nous pensons que la pensée négative répétitive puisse être un nouveau facteur de risque de démence”, dévoile l'auteure principale, le Dr Natalie Marchant, psychiatre et chercheuse principale au département de santé mentale de l'University College de Londres. Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue Alzheimer’s & Dementia.

Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont mesuré les pensées négatives chez plus de 350 personnes de plus de 55 ans. Pendant deux ans, le panel a répondu à des questions sur la manière dont ils ressentent les expériences négatives (rumination sur le passé, inquiétude pour l’avenir). Ils ont également donné certaines informations concernant les symptômes de l’anxiété et de la dépression. Un tiers des patients a également subi une scintigraphie cérébrale. Cet examen permet de déterminer le niveau de dépôts de tau et d’amyloïde, certaines protéines qui causent la maladie d’Alzheimer. Grâce à cette analyse, les chercheurs ont également constaté un plus grand déclin cognitif chez les personnes déprimées et anxieuses.

Adopter la pensée positive

Il s'agit de la première étude montrant une relation biologique entre la pensée négative répétitive et la pathologie d'Alzheimer, et donne aux médecins un moyen plus précis d'évaluer le risque et de proposer des interventions plus personnalisées. De nombreuses personnes à risque ne sont pas conscientes de l'impact négatif spécifique de l'inquiétude et de la rumination directement sur le cerveau”, a souligné le neurologue Dr Richard Isaacson, fondateur de la Clinique de prévention d'Alzheimer. à NYork-Presbyterian et Weill Cornell Medical Center, qui n'a pas participé à l'étude, interrogé par CNN. Au quotidien, des exercices de méditation et des entraînements mentaux peuvent aider à chasser les idées noires et à penser de manière positive.