"Je pense que c’est une bonne solution" : les saisonniers étrangers sont attendus par les agriculteurs pour pallier le manque de main-d'oeuvre

Guillaume Gaven
·2 min de lecture

Il fait déjà très chaud, aucune ombre dans le champ, tout juste un peu de vent. Alors la cueillette des asperges a commencé à 7 heures pour se terminer en milieu de matinée. À Nourray près de Vendôme dans le Loir- et-Cher, on cultive huit hectares d’asperges vertes. "Il y a encore 15 jours de récolte", indique Philippe Noyau à la tête de l’exploitation. Il le confesse, il n’a pas été pris trop au dépourvu par le confinement : "Cette année j’ai anticipé un peu les choses, parce que les femmes turques qui venaient avant ont eu peur du Covid et ne sont pas venues."

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Le gouvernement a lancé au début du confinement l’opération Des bras pour ton assiette pour venir en aide aux agriculteurs qui manquaient de main-d’oeuvre. En deux mois, 15 000 personnes ont répondu présent. Insuffisant, puisque le ministre de l’Agriculture a annoncé l’ouverture des frontières pour les travailleurs saisonniers en provenance des pays de l’Union Européenne, comme a pu le faire l’Allemagne. 100 000 saisonniers étrangers par mois sont attendus.

Des profils variés

"On a eu 35 candidats pour 25 postes", indique Philippe Noyau. Des profils variés, surtout en provenance de la restauration comme Geoffroy : "Je suis cuisinier normalement, je n’avais jamais fait ça avant. Du coup, ça nous occupe au lieu de rester chez nous. C’est (...)

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