Penelopegate : au procès, les époux Fillon ont été malmenés

"J’ai déjà été condamné par le tribunal médiatique", se lamente François Fillon, bien décidé à défendre son honneur et celui de son épouse, en ce 27 février 2020, deuxième jour de l’audience correctionnelle où il est prévenu avec Penelope. Sous l’Ancien Régime, le délit de "détournement de fonds publics" était passible de "pendaison", se plaît à lui rappeler Bruno Nataf, l’un des deux procureurs du parquet national financier (PNF). Le ton est donné pour ce procès du "Penelopegate", le scandale qui a mis à mal la campagne présidentielle du candidat des Républicains.

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À la barre, ses réponses sont laborieuses. Et l’impression parfois cruelle. "Nous compatissons", ira même jusqu’à souffler l’accusation à propos d’une Penelope Fillon souvent à la peine face aux questions. Les salaires? "C’était mon mari qui s’en occupait." Que sont devenus les rapports? "Je ne sais pas." Pas la moindre photo non plus de ses moments passés au service du suppléant de son mari? "C’était dans un souci de discrétion", explique-t-elle.

Emploi fictif ou salaire excessif

Le 10 mars, le réquisitoire s’annonce long et féroce. Pendant cinq heures, les deux procureurs du PNF pilonnent un François Fillon écartelé entre sa posture de candidat "qui a fait de la probité une marque de fabrique" et les 613.000 euros net d’argent public perçus entre 1998 et 2013 par son épouse pour un travail présenté comme imaginaire par...


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