Pendant ce temps, à Bonn…

Les résultats des élections européennes ont eu des conséquences inattendues : la France se retrouve plongée dans une campagne électorale express après qu’Emmanuel Macron a décidé de dissoudre l’Assemblée nationale. Mais cette agitation ne doit pas faire oublier que la planète se réchauffe et que le climat se dérègle.

Comme le rappelle le Financial Times, “parallèlement à la lutte contre l’extrême droite, l’importance de combattre le changement climatique – menace qui plane sur notre époque – ne doit pas être reléguée à l’arrière-plan”. Les quelque 8 000 délégués du monde entier réunis en ce moment même à Bonn le savent bien. Depuis le 3 juin et jusqu’aujourd’hui, ils travaillent à préparer la prochaine conférence des parties sur le climat, la COP29, qui se tiendra à Bakou, en Azerbaïdjan, en novembre.

Ce rendez-vous annuel “n’attire pas autant les regards que la conférence des parties”, déplore un site des Nations unies. Et c’est un euphémisme, surtout si l’on considère le peu de médias grand public relayant ce qui s’y passe, en comparaison des 3 972 journalistes présents à la COP28. “Mais il n’en est pas moins un jalon marquant”, martèle le même site.

À part quelques “drames” facilement résolus – des délégués russes et ougandais qui n’ont pas obtenu leurs visas dans les temps ou l’arrivée inopinée sur scène de militantes argentines brandissant un drapeau palestinien –, la première semaine de discussions s’est déroulée plutôt tranquillement, si l’on en croit les envoyés spéciaux du média spécialisé Climate Home News.

Les choses ont commencé à se gâter quand il a été question d’argent. Car, parmi les principaux points à l’ordre du jour, figurent les délicates questions financières : qui doit payer, quels fonds doivent gérer les financements climatiques et selon quels critères. Et surtout, qui peut les percevoir ?

D’autant plus qu’une décision clé accompagnant l’accord de Paris de 2015 stipule qu’un “nouvel objectif chiffré collectif” (NCQG en anglais) pour le financement climatique doit être fixé avant 2025. Autrement dit, demain.

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