Pendant le confinement, ces trois célibataires n'ont pas renoncé à trouver l'amour

Esther Degbe
Le HuffPost a suivi 3 hommes célibataires qui ont continué à utiliser les applications de rencontre pendant le confinement.

SEXUALITÉ - Confinés mais libres d’aimer. Michael, Brahim et Yohan ont continué à utiliser les applications de rencontre comme si de rien n’était pendant le confinement, même si cela impliquait de jouer au chat et à la souris avec la police et les gendarmes, ou de se donner rendez-vous au supermarché. 

De la première semaine de confinement à la dernière, Le HuffPost a suivi trois célibataires. Michael, 38 ans, prêt à tout pour rompre avec sa solitude, Brahim, 35 ans, un peu blasé et Yohan, 46 ans, un électron libre sans attache. Leurs prénoms ont été changés. Mais tous nous ont fait part de leurs expériences et ressentis pendant cette période exceptionnelle. Récit. 

“C’est désert, on dirait que c’est l’apocalypse”

Brahim arrive en France courant novembre en pleine grève des transports. C’est la galère, tout l’agace. Lui tout ce qu’il veut, c’est travailler, se trouver un appart sans avoir à passer par des procédures administratives interminables, ou faire la queue à pôle emploi. Mais la RATP est en grève, et il fait froid. 

Il vient de Catalogne, où il a laissé famille, amis et une ambiance festive à laquelle il pense avec nostalgie, dans son 20 mètres carrés, situé dans le petit Clamart, pas très loin d’Issy-les-Moulineaux. 

Après avoir trouvé un job et un appart, Brahim s’est dit que sa vie était assez stable pour y ajouter “un peu de fun, rencontrer quelqu’un.” Il s’est inscrit sur Tinder, a rapidement enchaîné quelques rendez-vous. Puis le coronavirus a commencé à faire parler de lui, un peu plus tous les jours. Une femme qu’il avait rencontrée entre la fin du mois de février et le début du mois de mars lui dit qu’un de ses collègues a attrapé le virus. Leurs conversations deviennent de plus en plus rares, il ne sait pas pourquoi. Pourtant leur rencontre lui avait donné beaucoup d’espoir. Elle était belle, drôle, il pensait que c’était la bonne. Puis le confinement a débuté la semaine du 16 mars, et elle n’a plus donné de nouvelles. 

Aujourd’hui, il essaie...

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