Pendant l’entre-deux-tours, démocratie et populisme préoccupent la presse internationale

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Pendant l’entre-deux-tours, démocratie et populisme préoccupent la presse internationale
JOEL SAGET / AFP

“L’avenir s’écrira avec Marine Le Pen”, titre Unherd au Royaume-Uni. Le site développe dans son article pourquoi “une victoire d’Emmanuel Macron ne suffira pas à contenir la vague de populisme” que l’on observe en France aujourd’hui : la dynamique générationnelle est clairement du côté de la candidate du RN, qui s’adresse aux électeurs nés entre 1988 et 2004, tandis que le président compte ses plus fortes réserves de voix dans l’électorat au-dessus de 60 ans. Unherd estime : “Marine Le Pen ne réussira peut-être pas à s’emparer de l’Élysée cette fois-ci. Mais il est de plus en plus évident que la question est de savoir quand, et non plus si, elle y parviendra.”

Aux États-Unis, le Washington Post liste quatre leçons du vote hexagonal : 1) la proximité de la candidate avec Vladimir Poutine ne préoccupe pas l’électeur ; 2) “Les démagogues d’extrême droite ne quittent pas l’arène politique après une défaite – parfois, ils en tirent même les leçons” ; 3) des leaders s’occupant trop de la situation en Ukraine, même si la cause semble noble, se voient reprocher d’ignorer les problèmes quotidiens des citoyens : et 4) “les candidats prodémocratie sont incapables de battre les nationalistes d’extrême droite aux penchants autoritaires, à moins de mettre de côté leurs différences – relativement ténues – pour former de grandes coalitions”. Inutile en tout cas pour quiconque souhaite défendre la démocratie de rester “au-dessus de la mêlée”, conclut le Post.

Prendre au sérieux les peurs

Pour les responsables politiques occidentaux, écrit Die Zeit en Allemagne, il est crucial d’accepter que ce qui pèse aux yeux des citoyens ne corresponde pas forcément à leurs priorités politiques. Le changement climatique ou les questions identitaires ne pèsent pas plus lourd que la perte de revenus et un confort de vie en voie de disparition. “Aucun slogan, ou presque, n’est aussi mal perçu que l’appel à prendre au sérieux les craintes et les inquiétudes des citoyens – comme s’il s’agissait d’une manière de légitimer l’hostilité et la discrimination. Mais si les politiques ne se soucient pas des craintes et des inquiétudes tapies dans l’ombre du débat public, à quoi servent-ils donc ? ” s’interroge l’hebdomadaire de Hambourg.

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