Pendant le confinement, les vendeurs de jouets multiplient les initiatives mais enregistrent peu de ventes

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Devant la boutique Tikibou, spécialiste du jouet, dans le 14e arrondissement de Paris, deux petites filles scrutent la vitrine de Noël les yeux écarquillées. Profitant de la grille d'entrée entrouverte et d'un moment d'inattention de leur maman, elles essaient de se faufiler à l'intérieur. L'une des deux sœurs se fait rattraper in-extremis par la capuche. Face à la scène, à l'intérieur du magasin, le patron, Thierry Leroux, sourit. "La vitrine attire toujours le regard, on est obligé de laisser la grille à moitié fermée, sinon les gens rentrent."

Cet indépendant retrouve le sourire après une première partie de confinement qu'il vit résigné : "J'ai eu une période de flottement ou j'ai tout laissé à l'abandon avant de retrouver de l'énergie". Il multiplie maintenant les initiatives pour pallier la baisse des ventes et écouler le stock commandé il y a presque un an. Une présence accrue sur les réseaux sociaux, une refonte du site Internet, le Call&Collect et la mise en place d'une boîte aux lettres au Père Noël lui permettent de garder un semblant d'activités. "On dépense trois à quatre fois plus d'énergie et on maintient seulement 30% du chiffre d'affaires."

60% des ventes en novembre et décembre

La période est cruciale pour ces professionnels du jouet et une filière qui emploie 20.000 personnes. La Fédération des commerces spécialistes des jouets et des produits de l'enfants (FCJPE) estime que la profession effectue 60% de ses ventes sur les mois de novembre et décembre. Les s...


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