Pendant le confinement, un boxeur explique comment frapper sa femme

AFP
·2 min de lecture
Pendant le confinement, le boxeur Billy Joe Saunders explique comment frapper sa femme avant de s'excuser
Pendant le confinement, le boxeur Billy Joe Saunders explique comment frapper sa femme avant de s'excuser

VIOLENCES FAITE AUX FEMMES - Alors que la tendance est à une hausse des violences conjugales pendant cette période de confinement, ce boxeur aurait mieux fait de se taire. Le champion du monde de boxe britannique Billy Joe Saunders a été contraint samedi 28 mars de présenter ses excuses après une vidéo dans laquelle il explique aux hommes comment frapper leurs femmes lors de scènes de ménage par temps de confinement.

Le champion du monde poids moyen WBO, âgé de 30 ans, apparaît sur cette vidéo donnant quelques conseils sur la façon de réagir si “votre bonne femme vient vers vous pour vous cracher son venin à la gueule”. Utilisant un punchbag, un sac de sable d’entraînement à la boxe, il décrit alors comment “la frapper au menton” et “la mettre KO”.

Saunders s’est ensuite excusé dans le cas où il aurait “offensé les femmes”. “Je ne pardonnerai jamais la violence domestique et si je voyais un homme toucher une femme, je le réduirais moi-même en miettes”, a-t-il assuré sur compte Twitter.

 

“Une recrudescences des violences conjugales”

En France, la secrétaire d’État à l’Égalité femmes-hommes Marlène Schiappa a fait état dimanche d’“indicateurs” laissant “penser qu’il y aurait une recrudescence des violences conjugales” depuis le début du confinement.

“Nous observons qu’il y a +32% de signalements de violences conjugales en zone gendarmerie en une semaine et +36% dans la zone de la préfecture de police de Paris en une semaine également”, a déclaré Marlène Schiappa à l’antenne d’Europe 1.

“Ces indicateurs tendent à nous faire penser qu’il y aurait une recrudescence des violences conjugales pendant cette période de confinement”, qui a commencé le 17 mars, a-t-elle ajouté.

À voir également sur Le...

Retrouvez cet article sur le Huffington Post