Pendant le confinement, 53% des étudiants en sciences ont songé à abandonner leurs études

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Détresse psychologique, difficultés économiques, conditions de travail déplorables et réduction drastique de la vie sociale… Une enquête révèle, pour la première fois, combien les étudiants en sciences ont été durement impactés par le confinement.

“J’avais peur… Je me sentais seul, n’arrivais plus à dormir, je me couchais entre 5h et 6h du matin et me réveillais entre 13h et 15h. J’étais tout le temps stressé, j’en étais malade (je ne me nourrissais plus correctement, je perdais mes cheveux et ne dormais plus correctement). Je téléphonais à mes parents et mes grands-parents tous les soirs en pleurant pour dire que je voulais rentrer à la maison.” Ce témoignage, parmi des milliers d’autres, a été recueilli par l’Association fédérative nationale des étudiants universitaires scientifiques, techniques et ingénieries (). Regroupant une trentaine d’associations sur tout le territoire, c’est la plus importante structure étudiante française dans le domaine des sciences. Elle a publié, le 17 mai 2021, sur le bien-être et les conditions de vie des étudiants en filières scientifiques et techniques suite au deuxième confinement décidé en octobre 2020 par le gouvernement en raison de l’épidémie de Covid-19. Or cette enquête “dresse un constat accablant et très préoccupant sur leur santé mentale, physique ainsi que sur les conditions de travail et financières de ces étudiants. (…) la détresse, l’isolement, le décrochage sont bien réels et bien présents. Il est plus que temps d’agir”, exhorte le rapport.

Pensées suicidaires

Depuis le début de la crise sanitaire en mars 2020, plusieurs études ont mis en évidence les impacts désastreux sur la jeunesse. Tout récemment, le 9 mai 2021, la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) retraçait ainsi les problématiques concernant l’ensemble des jeunes, qu’ils soient étudiants, en stage, à la recherche d’un emploi ou dans la vie active. Son a montré que des dizaines de milliers de jeunes, en proie à des difficultés pour se restaurer convenablement, ont dû se tourner vers l’aide alimentaire, via des centres de distribution et autres épiceries sociales et solidaires notamment. Plus de 150.000 paniers de biens alimentaires ou d’hygiène ont été ainsi distribués par le rés[...]

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