Comment Le Pen veut éviter le pugilat au RN pour sa succession

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Marine Le Pen veut éviter un pugilat entre Jordan Bardella et Louis Aliot
SARAH MEYSSONNIER / REUTERS Marine Le Pen veut éviter un pugilat entre Jordan Bardella et Louis Aliot

SARAH MEYSSONNIER / REUTERS

Marine Le Pen veut éviter un pugilat entre Jordan Bardella et Louis Aliot

POLITIQUE - Il n’en restera qu’un... Et Marine Le Pen ne prendra pas parti. La patronne des députés du Rassemblement national, ancienne candidate à l’élection présidentielle, explique qu’elle n’indiquera pas sa préférence entre Louis Aliot et Jordan Bardella, les deux hommes qui se disputent sa succession à la tête du RN.

La députée du Pas-de-Calais a donné une conférence de presse ce mardi 2 août à l’Assemblée nationale pour dresser un premier bilan de l’action de ses 88 (plus elle) élus au Palais Bourbon. L’occasion aussi, d’envoyer plusieurs messages aux deux prétendants à la présidence du parti d’extrême droite : Merci d’éviter les querelles de chapelles, pour protéger « l’outil » Rassemblement national.

« Je souhaite rester neutre, je pense que tant Jordan Bardella que Louis Aliot sont sur la ligne politique sur laquelle j’ai été moi-même élue à plusieurs reprises, que j’ai défendue, que je défends au sein du RN et que je défendais au sein du Front national depuis plus de 20 ans… Je ne me sens pas obligée de prendre position, je laisserais les adhérents le faire », a-t-elle ainsi fait valoir devant la presse, comme vous pouvez le voir ci-dessous, prenant soin de préciser qu’il « n’y aura pas de guerres fratricides. »

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Selon Marine Le Pen, les deux candidats sont « conscients que le mouvement est fondamentalement important mais fragile, comme toutes les organisations humaines ». Elle appelle donc à « ne pas l’abîmer » et demande au jeune eurodéputé et à son concurrent, maire de Perpignan, de mener cette compétition interne « avec respect et droiture » : « Après tout, on peut très bien défendre ses propres qualités sans obligatoirement souhaiter dire du mal de l’autre, le cahier des charges que je leur ai demandé de respecter. »

Des précautions à mettre en lien avec le moment historique auquel se prépare l’extrême droite. Le Rassemblement national n’a connu que deux chefs en cinquante ans d’existence… Deux chefs qui s’appellent Le Pen.

Une seule ligne… Vraiment ?

Surtout, c’est la première fois qu’il y a un match pour le fauteuil de patron depuis le duel entre Marine Le Pen et Bruno Gollnisch en 2011, lequel s’était soldé par une victoire écrasante de la fille du fondateur du Front national. Un mano a mano, dont l’épilogue est fixé au 5 novembre, jour de congrès, qui ne tombe pas au meilleur moment pour le parti, puisqu’il pourrait gâcher l’ambiance de son installation au Palais Bourbon et sa « normalisation » tant recherchée.

Sur le papier, les deux candidats présentent une différence de style. Sur le fond, les deux sont effectivement indissociables du « marinisme » qui s’est imposé au RN. Jordan Bardella incarne la nouvelle génération que Marine Le Pen a voulu mettre en avant, en lui confiant notamment la tête de liste lors des dernières élections européennes de 2019 ainsi que la mission de ferrailler sur les plateaux de télévision, y compris face à des poids lourds du gouvernement. Ce qui lui vaut une énorme cote en interne et un statut de favori.

En face, Louis Aliot joue la carte de l’expérience, en évitant d’apparaître comme un représentant du RN « canal historique ». À titre d’exemple, il a affirmé qu’il ne souhaitait pas voir Jean-Marie Le Pen (dont il fut chef de cabinet) invité au cinquantième anniversaire du parti. Une façon habile de rappeler qu’il fut lui aussi un partisan de la « dédiabolisation » prônée par Marine Le Pen, dont il a été le compagnon.

Dans sa tribune à L’Opinion, publiée le 28 juillet et dans laquelle il se déclare officiellement, le maire de Perpignan prend soin de rappeler qu’il est un « élu enraciné dans la France de la périphérie » après avoir détaillé son parcours professionnel. Une petite pique discrète adressée à Jordan Bardella, lequel n’est ni implanté localement – car jamais élu à un scrutin uninominal — et qui est étranger au monde du travail ? Les adhérents du Rassemblement national ont quatre mois pour faire leur choix.

À voir également sur Le HuffPost : À l’Assemblée, un député alsacien traité d’« ambassadeur » de l’Allemagne par le RN

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