Le Pen renouvelle sa confiance en son directeur de campagne après sa mise en cause

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
·2 min de lecture
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
Marine Le Pen lors d'une conférence de presse à Metz, le 23 septembre 2021. - BFMTV
Marine Le Pen lors d'une conférence de presse à Metz, le 23 septembre 2021. - BFMTV

Marine Le Pen a renouvelé jeudi sa confiance en son directeur de campagne, Christophe Bay, qui aurait été visé selon Le Monde par des enquêtes administratives pour des dépenses non justifiées quand il était préfet.

Christophe Bay "a toute ma confiance", "je connais Christophe Bay depuis six ans. Je n'ai absolument jamais vu ni de près ni de loin le moindre agissement du type de ceux qui font l'objet de ce papier diffamatoire", a déclaré la candidate à l'Elysée, à la presse en marge d'un déplacement à Hayange (Moselle).

En "aucun cas" ces révélations remettent en cause sa place dans le dispositif de sa campagne, a-t-elle assuré, en qualifiant l'article "d'ordurier".

"Un grand serviteur de l'Etat"

Interrogée pour savoir si elle connaissait les agissements passés de son préfet, Marine Le Pen n'a pas répondu et a fait valoir qu'il n'y avait "jamais eu de procédures de sanctions à son encontre".

Marine Le Pen, en quête de crédibilité après son échec à la présidentielle de 2017, a fait le choix de prendre comme directeur de campagne un "grand serviteur de l'Etat" au lieu d'un "profil politique".

Christophe Bay a pour sa part annoncé dans un communiqué qu'il allait porter plainte. Selon Marine Le Pen, il va porter plainte "avec constitution de partie civile pour diffamation".

Selon Le Monde, Christophe Bay, qui fut préfet de l'Aube (2011-2014) et de la Dordogne (2014-2016), a fait à ces postes l'objet d'enquêtes de l'Inspection générale de l'administration (IGA) avant d'être relevé de ses fonctions en 2016. Interrogé par l'AFP, le ministère de l'Intérieur, dont dépend l'IGA, n'a pas souhaité faire de commentaires.

De 20.000 à 30.000 euros de frais non justifiés

Selon le journal, l'IGA a relevé, en 2016 en Dordogne, des "pratiques onéreuses non liées à la fonction de préfet" évaluées à plus de 3000 euros, quand elles disposent d'une facture, pour des frais de bouche, l'achat de matériel de camping ou encore des bouteilles de whisky.

Dans l'Aube, ces dépenses non justifiées seraient d'un montant situé entre 20.000 et 30.000 euros, selon le journal qui cite une autre enquête de l'IGA.

"Il n'y a eu aucune sanction, rien du tout !", s'est défendu auprès du Monde Christophe Bay. "Les socialistes voulaient me virer", affirme le préfet qui assure avoir remboursé les sommes réclamées.

Article original publié sur BFMTV.com

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles